Guinée: Le tri des déchets biomédicaux pour la santé des hommes et de l'environnement
8 août 2012 Eau, assainissement et hygiène, Santé et nutrition...Guinée
Depuis fin 2011, Terre des hommes s’emploie à améliorer les conditions en eau, hygiène et assainissement dans sept structures de santé de deux communes de Conakry (Ratoma et Dixinn). Jusqu’à présent, Tdh a pu convaincre le gouvernement de signer des conventions et protocoles d’accord sur les modalités d’hygiène dans les centres de santé, a fourni formations et matériels à ces centres et construit ou réhabilité des ouvrages d’assainissement. L’heure est aujourd’hui à la problématique de la gestion des déchets biomédicaux, sources d’infections pour patients et passants.
Si l’hygiène et l’assainissement en général constituent une préoccupation, la gestion des déchets médicaux, issus de soins donnés sur des maladies infectieuses, demeure un danger permanent tant sur le plan de la santé et du bien-être des populations que sur l’environnement. Selon la dernière évaluation du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (2011), toutes les structures sanitaires du pays appliquent à un niveau trop faible les normes et procédures relatives à la gestion des déchets biomédicaux.
Pour gagner le pari d’une gestion correcte des résidus d’activités de soins, Terre des hommes organise des ateliers de formations approfondies destinés aux agents de santé sur la gestion des déchets biomédicaux (depuis la production jusqu’à l’élimination). Placé sous les auspices de la Direction Nationale de l’Hygiène Publique, ce type de formation vise à faire connaître et prendre conscience aux agents de santé des dangers des déchets hospitaliers ainsi que des meilleures manières de s’en débarrasser en respectant la santé de tous et l’environnement (tri, emballage, entreposage, transport, traitement, élimination, recherche et développement de technologies plus performantes et de pratiques respectueuses de l’environnement, etc.). Ces formations allient théorie et pratique, en combinant exposés-débats, travaux de groupes et visites de terrain.
Selon Mohamed Moustapha SARR, chef du projet Eau, assainissement et hygiène, “Il y a déjà des améliorations dans les centres de santé qui ont bénéficié de ces formations. Aujourd’hui, nous effectuons encore un suivi régulier et un accompagnement auprès des ces structures de santés pour maintenir ces améliorations.”
