Interview de Frédéric
«La plus-value de Terre des hommes est de travailler avec les communautés et les structures existantes pour accompagner les enfants vulnérables.» explique Frédéric Baele, délégué au Mozambique.De façon générale, quel est le sort des enfants au Mozambique, et en particulier quel est celui des orphelins et enfants vulnérables?
La pandémie du VIH est très répandue autant après des adultes que des jeunes. Suite aux nombreux décès, les enfants se retrouvent à charge des grands-parents ou d’un autre membre de la famille. Les enfants sont fortement affectés par la maladie, le décès et l’absence de leurs parents. Le sida conduit à la perte des relations parents/enfants, une vulnérabilité et paupérisation forte des enfants, mais aussi parfois la création de nouveaux liens familiaux.
C’est pourquoi il faut développer des stratégies tant d’assistance à la survie, d’accompagnement pour dépasser les difficultés sociales, économiques et psychologique que d’inventivité pour construire un futur et avancer vers une génération libre du VIH!
Quelle est la plus-value de Tdh dans le domaine de l’accompagnement psychosocial des enfants?
L’intervention humanitaire de Tdh permet à des familles recomposées d’avoir accès aux structures de santé et d’améliorer les perspectives des enfants en les maintenant à l’école. Tdh joue un rôle essentiel de facilitateur en travaillant avec des réseaux communautaires de protection des enfants et de suivi des personnes malades chroniques, ainsi qu’en renforçant les interventions des institutions de l’Etat au sein des communautés.
La plus value de Tdh est réellement de travailler à l’accompagnement psycho-social et économique des enfants à partir des communautés et des structures existantes.
- Frédéric Baele, délégué de Tdh au Mozambique
