Violence familiale
Sayed a presque 11 ans; c’est un nouvel élève inscrit dans l’un des centres du Consortium des droits de l’enfant (dirigé par Tdh). Quelques jours après son admission, il a commencé à attirer l’attention de ses enseignants: il semblait ne pas avoir le moindre intérêt pour l’apprentissage, et il essayait de briser la discipline du centre et d’amener le désordre dans la classe pendant les heures de cours. A chaque fois qu’on lui donnait des devoirs, il ne les faisait pas. Après que le directeur l’ait appelé à changer son comportement, il réalisa que Sayed était très habitué aux menaces et qu’elles n’avaient aucun effet positif sur lui.Le directeur appela son père pour connaître l’environnement familial de l’enfant et pour savoir s’il le battait. Le père répondit que oui, en général il le battait beaucoup parce qu’il n’obéissait jamais et ne montrait pas le moindre intérêt à apprendre. Le directeur demanda si le père aidait son enfant; il répondit qu’il le poussait à lire et à écrire chaque jour, mais ne l’aidait pas directement parce qu’il était très fatigué le soir. Il lui fut alors suggéré et conseillé d’arrêter de battre et de menacer son enfant, et de finir son travail une heure plus tôt afin de l’aider.
Actuellement, Sayed est invité chaque jour pour une demi-heure au moins dans le bureau de l’administration du centre. Il prend conscience petit à petit des manières amicales de l’équipe, et il bénéficie chaque jour d’enseignements concrets et d’exemples de vie. Cet environnement accueillant a un impact très favorable sur lui et amène de nombreux changements positifs dans son comportement. Il réalise à présent qu’il est important de lutter dans la vie, afin de se construire un avenir meilleur. Il fait ses devoirs sans aucune menace et semble très heureux.
- Sayed, Sayed, bénéficiaire de Tdh en Afghanistan

