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Terre des hommes (Tdh) soutient les enfants et familles déplacés des régions d’Ossétie du Sud et adjacentes, à travers des activités psychosociales et de protection après le conflit armé d’août 2008.


Les solutions proposées par Terre des hommes

Tdh Carte GeorgiePsychosocial – Tdh promeut un système de protection de l’enfance par une approche psychosociale mise en œuvre dans des centres récréatifs. Des centaines d’enfants bénéficient ainsi d’un soutien, peuvent suivre une éducation et participer à des activités ludiques. Ces centres sont animés par des éducateurs et travailleurs sociaux, formés par Tdh. Ils identifient notamment les familles et enfants les plus vulnérables, les suivent, apportent des aides matérielles directes ou les référent à d’autres institutions si nécessaire.

Réseau de Protection Enfant et Famille – Tdh a apporté ses compétences en matière de création, de coordination et de formation d’Unités spécialisées dans la protection des enfants et leurs familles en collaboration avec le gouvernement géorgien. L’objectif à terme est l’appropriation de ces structures au niveau national.


Les résultats obtenus en 2008

Tdh Georgie - Aide d'urgance - Alexandre ChevallierSupport psychosocial – 1645 enfants ont bénéficié d’activités psychosociales adaptées à leur situation. Plus de 1000 d’entre eux, se sont rendus dans des centres créés pour ces activités et plus de 300 enfants ont bénéficié du soutien de Tdh dans des écoles.

Réseau de Protection Enfant et Famille – plus de 400 parents ont été réunis dans 41 groupes spécialement formés pour des activités dans ce domaine. 50 animateurs ont été formés en support psychosocial et en matière de système de protection. Environ 500 enfants vulnérables ont été référés aux structures spécialisées (ONG, organisations gouvernementales et communautaires). Plus de 220 enfants extrêmement vulnérables ont été suivis individuellement par les travailleurs sociaux de Tdh.


Les défis à relever

Sécurité des déplacés – Les conditions de sécurité demeurent précaires dans les villages adjacents à l’Ossétie du Sud : des enfants sont blessés par des mines ; des familles n’osent pas envoyer les enfants à l’école, trop près de la ligne administrative, en raison de risque de tirs. Politique globale – Le manque de politique et de stratégie pour mettre en œuvre un système de protection de l’Enfant au niveau national (volonté politique, moyens, capacités, …) constituent un frein à la pérennisation des projets de Tdh en Géorgie.


HISTOIRE de Lela - Réapprendre à vivre après le conflit

Lela, 14 ans, vit à Plavismani, à 300 mètres de la ligne administrative dissociant la région séparatiste géorgienne d’Ossétie du Sud. Elle vient tous les jours au Centre de Plavismani (géré par Tdh). Elle y retrouve ses amis pour jouer et faire des travaux manuels avec les animatrices.

Tdh Georgie - Aide d'urgence  - Alexandre ChevallierVenir au centre lui a permis de raconter son vécu du conflit, d’échanger son point de vue, et de trouver un soutien auprès des autres enfants. Les discussions ont ainsi servi d’exutoire. Les enfants ont pu «digérer» les affrontements pour passer à autre chose.
Lela se souvient du conflit: «On ne savait pas vraiment ce qui se passait. Je savais, à cause des coups de feu, que la guerre avait éclatée, mais je ne pensais pas que c'était aussi grave ! Mon frère et ma sœur étaient effrayés par les tirs, mais ils ne comprenaient pas vraiment»:
Le 8 ou 9 août 2008, Lela et sa famille ont dû quitter leur maison. Ils se sont rendus à Tbilissi, dans une école réservée aux déplacés: «Lors de l’évacuation, le chauffeur du bus nous a dit que Gori avait été bombardée. J’avais très peur de perdre aussi mon village. Je me suis retenue de pleurer jusqu'à ce que l'on arrive à Tbilissi. Mon grand-père pleurait tous les jours parce qu'il voulait rentrer chez lui. Tout le monde essayait d'avoir des nouvelles du village par téléphone, mais les informations étaient minces, on ne savait pas si les maisons avaient été bombardées ou pas ! C’était très traumatisant !»
En octobre, les gens ont pu rentrer chez eux. Lela a retrouvé sa maison intacte. Depuis, elle veut juste tout oublier et retrouver sa vie d’avant. La peur des gens du village diminue avec le temps et aussi grâce au soutien des gens compétents du centre de Plavismani.


 Recherche


Ce que peut faire Tdh avec
• 57.- CHF: Kit scolaire pour 1 enfant (livres, sac. cahier, stylos).

• 73.- CHF: salaire d’1 animateur pour 1 mois.

• 140.- CHF: Matériel pédagogique pour 1 mois .


Structure sur place
Déléguée: Véronique Miollany.

Expatriés: 2.

Employés locaux: 25.

Partenaires stratégiques: Medicor, État de Genève, Chaine du Bonheur, UNICEF, FEDEVACO; Ministère des Réfugiés et de l’habitat, Ministère de l’Éducation.

Finances: 800’000 CHF au budget 2009.

Lieux d’intervention: Tbilissi, Région de Gori et dans la région de Mtkherta (lieu des nouveaux camps de déplacés).


Situation des enfants
• Encore 30'000 déplacés, dont 12'000 enfants, relogés dans plus de 600 centres.

• Plus de 5'000 enfants «institutionnalisés»: orphelins sociaux dont les parents sont sans moyens.

• 20% des enfants âgés entre 5 et 14 ans doivent régulièrement travailler.


Repères
Population : 4,4 millions (CH: 7,6),

Indice de développement humain: 93e pays sur 177 (CH: 7e),

32% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté,

Vie quotidienne

1 kg de sucre: 0,94 CHF

1 kg de riz: 1,80 CHF

Salaire moyen: 201 CHF