Pour tout individu comme pour Terre des hommes, la santé est un objectif prioritaire. Si à l’échelle individuelle, dans les pays développés, se maintenir en santé est chose aisée, il n’en est pas de même dans les pays en développement. La problématique y est nettement plus complexe, et Terre des hommes y travaille par exemple à l’amélioration l’accès aux soins de base, ou en mène au sein de communautés culturellement fort différentes des campagnes de sensibilisation à de meilleures pratiques hygiéniques, allant parfois à l’encontre de règles sociales et culturelles fortement ancrées dans les populations.
Parmi ses objectifs prioritaires, Terre des hommes a développé une stratégie dans le domaine de la santé materno-infantile. Dans la plupart des pays où nous intervenons, les taux de mortalité infantile sont extrêmement élevés. Pour y remédier même de manière partielle, Terre des hommes envisage le problème non pas auprès du seul enfant, mais auprès de l’indissociable binôme mère-enfant.
En effet, les chances de survie d’un jeune enfant sont bien plus grandes si les jeunes femmes sont sensibilisées, dès le moment de la grossesse, à une alimentation et une hygiène saines. Les conditions sanitaires d’accouchement sont également un facteur de risque sur lequel nous essayons d’avoir prise. Enfin lors des premiers mois, il est vital que le nourrisson soit sainement alimenté, et notamment qu’il puisse bénéficier d’un allaitement maternel exclusif durant les 6 premiers mois, et aussi longtemps que possible.
Les enfants malnutris constituent l’un des plus importants facteurs de mortalité. En conséquence, Terre des hommes mène des programmes liés à la nutrition. Il peut s’agir de campagnes de sensibilisation au sein des communautés, ou de mise sur pied de structures curatives, les centres de récupération nutritionnelle. Egalement, nous soutenons des infrastructures privées ou publiques existantes, par des conseils médicaux, techniques ou financiers, pour une meilleure prise en charge de la malnutrition.
Si l’accès aux soins de base est déjà un combat en soi, nos programmes de soins spécialisés s’imposent aussi comme une évidence, et ceci depuis les débuts historiques du mouvement Terre des hommes. Après identification des cas les plus délicats, lorsqu’ils ne peuvent être soignés dans leur pays, Terre des hommes organise le transfert d’enfants en Suisse mais aussi en France ou en Espagne, pour qu’ils y reçoivent l’intervention médicale que leur état nécessite.
Enfin, plus récemment, nos interventions dans le domaine de la santé ont été complétées par une approche liée à la gestion environnementale, à l’eau et à l’assainissement. Ceci est notamment le cas dans les contextes d’urgence, comme lors d’importantes catastrophes naturelles ou dans les camps de personnes déplacées par des guerres, puisqu’il existe un fort risque lié aux foyers épidémiques dû à l’absence de structures et à la promiscuité.



