COVID-19
La pandémie menace les familles vulnérables.
27.04.2020 - Actualité

De 1965 à aujourd’hui : Terre des hommes et l’action humanitaire

Durant les premières années après la création de Terre des hommes, les enfants malades étaient transférés en Suisse pour y être soignés. Mais la durée et l’étendue des conflits des années 1960 ont prouvé qu’il était impossible d’aider tous les enfants de cette manière. Tdh s’est adaptée afin de pouvoir agir sur place.

1965, en pleine guerre du Vietnam : Les médias diffusent des images d’enfants brûlés au napalm. Des manifestations s’organisent partout dans le monde mais la guerre continue. Tdh évacue des enfants brûlés vers l'Europe afin qu'ils puissent recevoir des traitements spécialisés et avoir accès à la reconstruction faciale. Face à l’ampleur de la crise et à l’encombrement des hôpitaux locaux mal équipés, Tdh envoie pour la première fois dans une crise humanitaire du personnel médical et du matériel de premier secours pour soutenir les équipes de santé au Vietnam.

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Les crises se succèdent. La guerre d’indépendance du Biafra, de 1967 à 1970, laisse d’affreux souvenirs d’enfants amaigris mourant de faim, victimes d’un blocus de l’armée nigériane et de ses alliés internationaux. Après des négociations avec le gouvernement autoproclamé, Tdh réussit à évacuer 1132 enfants du Biafra vers le Gabon. La plupart sont pris en charge à Mindoumbé, un village créé à cet effet. Tdh y offre aux enfants de la nourriture, un abri et des soins médicaux jusqu’à leur rapatriement après la guerre.

La complexité des crises humanitaires et leur durée toujours plus longue créent de nombreux défis. L’aide humanitaire s'adapte : les organisations et les acteurs clés commencent à travailler en réseau et standardisent leurs processus pour garantir la qualité de l'aide. En 2003, Tdh crée sa cellule d’aide d’urgence pour mobiliser rapidement des spécialistes et du matériel en cas de catastrophe naturelle ou de conflit. Jusqu’à aujourd’hui, elle est intervenue dans de nombreux pays, dont l’Irak, le Bangladesh suite à la crise des réfugiés rohingyas, ou encore le Nigéria.

Pour adresser non seulement les effets mais aussi les causes des crises, nous renforçons les capacités des communautés. Cela nous permet d’être efficaces et réactifs, et d’obtenir des changements durables en faveur des enfants. La crise du coronavirus est un exemple de plus : nous devons rapidement nous adapter pour pouvoir continuer à apporter de l’aide aux personnes affectées tout en réduisant les conséquences négatives du virus. Ce travail se fait en collaboration avec les enfants, les familles, les communautés et les autorités.

Un regard en arrière: Ceci est le quatrième article d'une série de 10, publiée à l'occasion de notre 60e anniversaire.

 

Rejoignez notre campagne « Fonds pour l’enfance »

Dans une interview accordée à la RTS le 13 février 1968 à son retour du Viêtnam, Edmond Kaiser déclarait : « […] nous n’aurions plus le droit de porter ce nom d’homme et de responsable que nous avons si nous entrions dans le rang des complices qui sachant cette douleur infinie se décident délibérément à ne rien faire. »

Alors qu’un nombre croissant d'enfants vivent aujourd’hui dans de meilleures conditions, plusieurs millions d’entre eux ont encore besoin de soutien et de protection. A l’occasion de notre 60ème anniversaire, nous avons lancé une campagne sur MyTdh, notre plateforme de collecte en ligne. L'objectif est de récolter 60'000 francs en un an. Ensemble nous pouvons y arriver, grâce à votre générosité et votre fidèle engagement !

Participez dès maintenant à notre campagne « Fonds pour l’enfance » en mobilisant votre réseau et soutenez nos programmes en faveur des enfants dans le monde. Merci du fond du cœur !

 

 

Source photos : originaux conservés aux Archives cantonales vaudoises, Fonds ACV PP 1053, Fondation Terre des hommes.