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01.03.2013 - Actualité

Burkina Faso: Au cœur de l’aide apportée aux réfugiés maliens

Dori, au nord du Burkina Faso dans la région du Sahel, il est 6h du matin. C’est l’heure du départ pour Inabao. Le convoi est composé d’une dizaine de véhicules. Tout doucement, la longue ligne de poussière s’enfonce dans le Sahel burkinabé. L’ambiance dans le convoi y est bon enfant. Après trois heures de route, arrêt de 10 minutes pour effectuer une visite de routine au camp militaire de Tin Akof, mais une fois remontés dans les véhicules, les membres de l’équipe réalisent que le convoi s’apprête à rentrer dans la zone à risque d’Inabao: l’atmosphère change et la tension se lit sur les visages.

Lorsque le convoi atteint Inabao, il est environ 10 heures du matin. La police assure la sécurité. En effet, à seulement 18 kilomètres de là se trouve cette fameuse zone de non-droit où des groupes armés non étatiques demeurent présents malgré la reprise des grandes villes du nord. Bien conscients du danger, les membres de l’équipe souhaitent poursuivre la mission pour laquelle il se sont engagés. Sur place, 40° à l’ombre et aucune structure mise à disposition. L’enregistrement des réfugiés s’accomplit sous des abris de fortunes. Issus pour la plupart de Gossi ou Gao à plus de 100km d’Inabao, les réfugiés arrivent souvent exténués, désorientés et encore très marqués par ce qu’ils ont vécu. La plupart d’entre eux ont même dû laisser ce qu’ils détenaient derrière eux.

Il faut désormais effectuer le pré-enregistrement des enfants non accompagnés et séparés. Grâce notamment à Tdh et au HCR, un dispositif a été mis en place pour permettre aux équipes de procéder à la pose des bracelets d’identification. L’enregistrement se poursuivra au camp de Goudébo où sont déjà réfugiés 10’000 Maliens et ou l’action de Terre des hommes permettra aux enfants d’accéder aux services de protection et d’éducation.

A 14h, les équipes reprennent la route avec la satisfaction du devoir accompli. L’angoisse lors de l’arrivée à Inabao s’envole comme les grains de sable au passage du convoi. Le calme règne et la fatigue lui succède pour le reste du voyage. Après quatre nouvelles heures de route, l’équipe est de retour à Dori. A l’instar du témoignage de Mamadou Aliazi Toure, chef de zone pour Tdh dans la région du Sahel, ce voyage marquera à coup sûr les esprits: “Ayant parcouru le Sahel à travers les camps de réfugiés, ayant côtoyé la misère et l’insécurité des populations réfugiés au quotidien, deux possibilités s’offrent à soi, devenir totalement insensible à la souffrance d’autrui ou imaginer sa propre vie dans de telles conditions et décider d’agir.”

Belle journée de travail…

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