20.06.2019 - Actualité

Egypte : du soutien par et pour les réfugiés

En Egypte, nous formons des réfugiés pour apporter un appui à d’autres réfugiés. Tdh travaille en collaboration avec l'Institut de formation et de services psychosociaux du Caire (PSTIC) qui fournit aux réfugiés un soutien communautaire adapté à leur culture et à leur contexte. Pour ce faire, 110 travailleurs psychosociaux issus des communautés de réfugiés ont été formés pour aider les personnes dans le besoin à gérer leurs difficultés liées à la migration : protection, santé mentale et bien-être en général. Ces personnes ont apporté une aide à 14'000 migrants, réfugiés et demandeurs d'asile en 2018. Faites la rencontre d’Abdi*, lui-même réfugié, et qui aide les autres à s'intégrer et à retrouver une vie normale en Egypte.

« Les réfugiés ici manquent de sécurité et de stabilité. Ils ont besoin de protection, de nourriture, d’un logement et d’un soutien financier. Ils sont souvent victimes de discrimination, de harcèlement et doivent passer par un long processus pour obtenir un visa de résidence.

J'ai été confronté aux besoins de ma communauté, ce qui m'a motivé à travailler pour les autres et à acquérir plus de compétences. J'ai commencé à travailler avec le PSTIC comme bénévole. Après sept mois, j'ai été promu en tant que travailleur psychosocial.

Dans le cadre de mon travail avec le PSTIC, j’apporte un appui aux réfugiés en effectuant des visites à domicile. Je leur offre des conseils et du soutien psychosocial, partage de l'information sur les services communautaires disponibles et réponds à leurs besoins urgents. L'intégration est également un défi, surtout pour les nouveaux arrivants. Je sensibilise les personnes pour les aider à vivre en harmonie avec leur voisinage. Le soutien juridique est également important parce qu'ils peuvent être arrêtés parce qu'ils n'ont pas de visa de séjour en Egypte.

Cela m'aide beaucoup de pouvoir communiquer avec les réfugiés dans leur langue, c'est très rassurant pour eux. En tant que réfugié, je sais ce que les autres réfugiés ressentent, je comprends leur souffrance. »

Abdi, 36 ans, est originaire de Somalie. Il travaille comme coordinateur psychosocial et d'urgence en Egypte, où il est arrivé en 2010.

 

*Le nom a été modifié.

Crédit photo: © Tdh/Ollivier Girard