Urgence Afghanistan
Les enfants en Afghanistan ont besoin de votre aide.  
22.09.2021 - Actualité

Gaza: créer un lieu sûr pour les enfants

La bande de Gaza continue de subir des escalades de violence. Juste après le cessez-le feu de mai 2021, Ola Elhessy, responsable du suivi et de l’évaluation pour Tdh, a rencontré des familles affectées par le conflit pour identifier leurs besoins. Elle nous parle des effets de la violence prolongée sur les enfants et leur bien-être.

Comment avez-vous vécu l’escalade de violences en mai 2021?

Comme dans la plupart des pays arabes, nous nous préparions à la célébration de l’Aïd à la fin du Ramadan. Malheureusement, nous sommes passés de la joie à la guerre, sans transition. Nous avons entendu les bombes et vu les maisons détruites, les routes et les infrastructures endommagées autour de nous. Nous n’avions pas accès à l’eau potable, pas de contacts avec les autres. Nous avions peur de mourir, peur que notre maison soit touchée. Nous n’avons pas encore retrouvé le sommeil. Nous pensons toujours à la vie et à la mort. La situation est déjà très difficile pour nous, les adultes, alors imaginez ce qu’il en est pour les enfants.

Quel était votre rôle à Tdh après cette guerre?

Dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, j’ai rencontré les familles touchées par le conflit pour identifier leurs besoins et adapter nos activités à la réalité du terrain. Elles ont demandé de l’aide pour couvrir leurs besoins de base comme la nourriture et l’eau, des articles d’hygiène et des vêtements. Les enfants ont demandé des jouets, ce que Tdh a fourni. Ils ont besoin de vivre leur enfance! Je suis fière d’avoir proposé quelques-unes des premières distributions et activités mises en place. Offrir aux familles un soutien basé sur leurs besoins est le service le plus important que nous puissions leur rendre.

De quoi la population a-t-elle le plus besoin?

Beaucoup ont vu leur maison totalement ou partiellement détruite. Il est crucial d’apporter un soutien psychosocial à ces personnes et à leurs enfants. Une mère m’a dit que son enfant s’était arrêté devant sa porte, refusant d’entrer car il ne voulait plus vivre dans sa maison de peur qu’elle soit bombardée. Certains enfants craignent le bruit des avions car ils pensent que la guerre va recommencer. Mon principal objectif est de leur apporter du soutien. A Gaza, les enfants souffrent du blocus, certains n’ont pas de projets pour leur avenir. Ils ont besoin de quelque chose qui les rende heureux. En leur offrant un simple ballon, vous leur donnez le droit de jouer. Pouvez-vous imaginer la joie que cela leur procure ?

Que souhaitez-vous pour ces enfants?

J’espère que nous parviendrons à les libérer de ces terribles souvenirs et de leurs sentiments négatifs face à la dernière flambée de violence. J’espère les voir rire et sourire à nouveau, se sentir en sécurité dans les rues et à la maison. J’espère qu’ils pourront à nouveau jouer sereinement et qu’ils n’auront plus peur. Tout ce dont ils ont besoin, c’est d’un endroit sûr pour pouvoir grandir et s’épanouir.

 

Crédit photos: ©Tdh/Samar Abu Elouf/Fairpicture

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