Urgence Sahel
Soutenez les besoins urgents des enfants du Sahel affectés par la crise alimentaire  
16.11.2022 - Actualité

Crise climatique: et si on écoutait les enfants?

«Je veux que ma voix soit entendue par celles et ceux qui ont le pouvoir de décision,
car nous avons immédiatement besoin de changements.»

Le message de Fatlinda, 18 ans, est clair. Il fait écho aux appels des enfants et des jeunes à travers le monde, ainsi que des organisations qui soutiennent leurs droits: ils et elles doivent faire partie des discussions sur la crise climatique. Pourquoi? «Les enfants ne sont pas que le futur, ils sont le présent», martèle Brian King, jeune activiste du climat de 17 ans. Basé au Kenya, il a intégré l’initiative #CovidUnder19 qui porte les voix des enfants et des jeunes pour qu’elles soient entendues par les décisionnaires politiques. Brian ne mâche pas ses mots: «Nous subissons les conséquences du changement climatique parce qu'il y a 10 ou 15 ans, vous n’avez pas fait face au problème. Il est temps que vous commenciez à prendre des décisions difficiles.»

«Il est temps que vous commenciez à prendre des décisions difficiles.»

Ecoutez l'interview de Brian King (en anglais):

Alors que les hauts-responsables politiques sont actuellement réuni·e·s à l’occasion de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 27), des enfants à travers le monde montrent justement les effets dévastateurs de la crise climatique sur leur quotidien.

Ecoutez les voix des enfants

Au Nigéria, la jeune Aisha pose un regard critique sur la situation: «Les inondations de la saison des pluies détruisent les maisons et empêchent les enfants d'aller à l'école et aux endroits où ils avaient l'habitude de jouer». Elle propose une solution: «Il faut construire des canaux d'eau au sein de la communauté pour protéger nos villages des inondations.» Au Bangladesh, Jewel subit les conséquences de la hausse des températures: «A cause du changement climatique, il fait trop chaud et c’est difficile pour travailler à l'usine. Je veux dire aux décisionnaires que dans mon quartier, il y a plein de déchets industriels. Ils sont dangereux et dégageant de très mauvaises odeurs. Ca doit être nettoyé».

«Les inondations de la saison des pluies détruisent les maisons
et empêchent les enfants d'aller à l'école.»

Selon l’Unicef, 99% des enfants du monde sont concerné·e·s par au moins un facteur de risque climatique. Une situation qui met en danger leurs droits: celui de grandir dans un environnement sain, d’avoir accès à une nourriture saine et suffisante, ou encore à l’éducation.

Les conséquences se font également ressentir en Europe, et notamment au Kosovo, où l’on retrouve Fatlinda. «Ma famille travaille dans le secteur agricole. En raison de la longue période de sécheresse pendant l'été, ils ont rencontré de nombreux problèmes pour cultiver leurs produits. Ils ont dû augmenter leurs prix.»

 «Des organisations comme l'ONU ont commencé à inclure de plus en plus les enfants et les jeunes», constate Brian. Une bonne nouvelle, mais le chemin reste encore long pour que cela devienne une généralité. «Le plus grand défi auquel je suis confronté est de ne pas être pris au sérieux. Lorsque je parle à des décisionnaires politiques, tout ce qu'ils voient, c'est un petit enfant qui fait du bruit. Tout ce qu'ils voient, c'est une personne qui n'a pas «assez» vécu pour savoir ce qu'elle veut dire.» Une situation que Brian, Fatlinda, Aisha et Jewel parmi tant d’autres se battent pour changer.

Des écoles bleues pour un avenir plus « vert »

Au Népal, grâce à une formation intégrée au programme scolaire, les élèves apprennent à trouver des solutions durables qui permettent de mieux utiliser les ressources et de protéger l’environnement. Ce projet appelé « Ecoles bleues » sensibilise les élèves au cycle de l’eau, ainsi qu’à l’importance de prendre soin de l’écosystème.

Découvrir le projet