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08.03.2018 - Actualité

Réfugiés syriens en Jordanie: Fatma, une fiancée rebelle

Sept ans de guerre en Syrie. Trop souvent, un temps volé à l’enfance des millions de jeunes Syriens réfugiés dans les pays voisins. A cause de l’extrême précarité des familles, davantage de jeunes filles risquent d’être déscolarisées et mariées avant leur majorité. Cela aurait pu être le cas de Fatma*, en Jordanie, qui à 15 ans a découvert avec l’aide de Terre des hommes (Tdh) que son mariage pouvait attendre. Témoignage.

Quand on lui demande comment était sa vie avant de rejoindre les activités de Tdh dans le camp, Fatma, qui a maintenant 17 ans, la résume en un mot: «mauvaise». Elle vivait dans une ville du sud de la Syrie, avant que la guerre ne la force à quitter le pays, avec sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs. Elle est arrivée au camp de réfugiés émirati-jordanien (EJC) en 2013, alors qu’elle était qu’une enfant. En 2016, à l’âge de 15 ans, Fatma a été fiancée.

Un an plus tard, elle aurait dû être mariée. Mais entre-temps, elle a participé aux ateliers de protection de l’enfance de Tdh. Ces activités sensibilisent les jeunes réfugiés à leurs droits, et aux dangers du mariage précoce ou du travail des enfants. C’est là qu’elle a appris qu’elle n’avait en fait pas l’âge légal pour se marier. «Dans ma communauté, je ne connaissais pas mes droits, personne ne m’avait informée. Je pensais que la vie d’une femme, c’était cela, être épouse et mère. J’ai pris conscience de mes droits.»

Et c’est en connaissance de cause que Fatma a rompu ses fiançailles. Cela n’a pas plu à son entourage. Son frère était furieux mais elle est restée sur son choix. «L’éducation est plus importante que le mariage. Comment éduquer ses enfants quand on ne sait ni lire ni écrire?»

Fatma vise plus haut encore. «Nous avons besoin d’ingénieurs, de docteurs pour reconstruire notre pays. Ce sont les jeunes générations qui construisent le futur. Qui va le faire si les femmes restent à la maison?»

Au fil du temps, sa famille a finalement accepté sa décision. Aujourd’hui sa mère est fière quand elle voit sa fille s’épanouir à l’école. Quand à Fatma, sa vision de la vie a totalement changé. «Avant, à 15 ans, je croyais que mon destin était de me marier et de passer ma vie à la maison. Aujourd’hui, je sais qu’avoir 15 ans, c’est au contraire l’âge parfait pour étudier et commencer à construire sa vie.»

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*Son nom a été changé pour le respect de la vie privée

Crédit photo: ©Tdh