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23.08.2017 - Actualité

Soudan du Sud: l’agriculture urbaine pour survivre à un siège

La Chaîne du Bonheur relance l’«urgence famine en Afrique» aujourd’hui. Avec la moitié de sa population, soit 6 millions de personnes concernées, le Soudan du Sud fait partie des principaux pays touchés par l’insécurité alimentaire, une situation mettant en danger la santé et la vie des enfants. A Yei, ville encerclée par les forces armées du gouvernement et par les rebelles, Terre des hommes (Tdh) aide les familles à subsister grâce à des potagers urbains.

Les terres vertes et fertiles de la région de Yei contrastent avec les images de sécheresse et de désolation que l’on associe habituellement aux famines. Car au Soudan du Sud, cette catastrophe n’a rien de naturel. Elle n’est pas le fait de l’aridité ou de mauvaises récoltes, mais de la guerre civile qui embrase le pays depuis 2013. Ce conflit a plongé le plus jeune Etat du monde dans une grave crise alimentaire.

La région de Yei, dans le sud, considérée jusqu’alors comme le «grenier à blé» du pays, n’a pas été épargnée. Plus de 200’000 personnes, dont 15% d’enfants y sont en état de malnutrition aiguë. «Les forces gouvernementales ont isolé la ville à la fin de l’année passée, déclarant que toute personne en dehors d’un périmètre dit «de sécurité» de 2,5 km serait considérée comme soutenant les rebelles», décrit Cynthia Winkelmann, chargée de programmes au département aide humanitaire de Tdh, de retour du Soudan du Sud. «Les fermiers ont donc dû quitter leurs terres aux alentours de Yei pour rejoindre des maisons de la ville, qui avaient été laissées vides par des familles allées se réfugier dans d’autres pays»

La situation de Yei est critique. La ville de 60'000 habitants ne peut plus compter que sur des réserves devenues quasi inexistantes, de rares distributions de nourriture d’acteurs internationaux et les terres dans l'enceinte de la ville pour nourrir sa population. «L’agriculture urbaine aide à subsister dans ces situations de siège. Par exemple, avec environ dix grammes de semences, on peut faire germer des milliers de plants de tomates», poursuit Cynthia Winkelmann. «Depuis le printemps, nous avons distribué des semences et des outils agricoles à 2000 familles particulièrement vulnérables, comme par exemple des femmes seules avec des enfants et des déplacés internes, que nous avons aussi formés aux techniques de culture et de stockage». Nos équipes ont lancé ce projet en collaboration avec une autre ONG suisse, l’EPER, déjà présente dans la région depuis plusieurs années, et en partenariat avec des ONG locales.

Premières récoltes
Les personnes qui ont reçu la formation ont récolté leurs premières tomates il y a quelques semaines, à l’instar de Margaret, qui habite un quartier de Yei où vivent neuf familles. «Je donne le surplus à mes voisins, comme au petit Hamin et sa mère, qui se sont réfugiés ici après avoir fui leur maison», raconte-t-elle. Le choix s’est porté sur des tomates pour amener une certaine diversité dans l’alimentation des habitants de la région. Les jardins comptent aussi des aubergines, du chou, des okras et des oignons. En parallèle, un projet de nutrition dans les écoles permettra de donner un repas par jour à 3000 enfants. 

Renforcer les défenses immunitaires des enfants
Une alimentation suffisante, mais surtout variée est essentielle, rappelle Martin Morand, responsable des opérations au Soudan du Sud. «Particulièrement pour les mères et leurs enfants pendant les 1000 premiers jours de vie. Des carences peuvent affaiblir l’enfant face aux maladies et nuire à son développement». Et de rappeler que si l’on meurt rarement de faim, ce sont les maladies auxquelles on devient plus vulnérable qui sont fatales. Le Soudan du Sud fait face actuellement à une épidémie de choléra. «Dans la stratégie de Tdh, les programmes de nutrition sont associés à des projets pour améliorer l’hygiène et l’eau potable. L’un ne va pas sans l’autre».

Crédit photos: ©Tdh