urgence
737

Avec votre don, vous soutenez les enfants qui en ont le plus besoin et nous aidez à changer leur avenir.

Grâce à votre don, nos spécialistes peuvent venir en aide aux enfants qui en ont le plus besoin.

En tant que sympathisant, vous nous soutenez dans la lutte pour le respect des droits de l'enfant.

Devenez forgeur de destinées et aidez-nous à changer l’avenir des enfants les plus vulnérables.

Mettez vos compétences et un peu de votre temps libre au service des enfants.

Chantez, jouez ou dansez en faveur des enfants exploités.

Soutenez les actions de rue du 20 novembre pour la Journée Internationale des droits de l’enfant.

Marche, ski de fond, course d’orientation ; nos bénévoles organisent des activités sportives pendant toute l’année.

Participez à la chaîne de solidarité en achetant un ou plusieurs cartons d'oranges.

Devenez partenaire de Tdh et aidez-nous à soutenir plus de 2 millions d’enfants et leurs familles chaque année.

Dans quel domaine pouvons-nous vous aider ?

Je m’engage Je m'engage Je m'engage Je m’engage Je m'engage Je m'engage Je m'engage Prendre contact Je m'engage Ordre
23.04.2018 - Actualité

Syrie: ce qu’il reste à faire

Les 24 et 25 avril, la deuxième conférence internationale sur  l’avenir de la Syrie et de la région se tiendra à Bruxelles. Une occasion pour Terre des hommes de rappeler les besoins urgents et criants des enfants affectés par la crise syrienne dans la région.

Sur le terrain, les défis demeurent immenses. En Syrie comme dans les pays limitrophes, les enfants sont confrontés à l’insécurité, la pauvreté, l’absence de futur. Aucune forme de violence ne leur est épargnée.

Dans les pays voisins, au Liban et en Jordanie, Tdh a mis en place un nouveau projet* pour soutenir les enfants les plus vulnérables et leurs familles. Avant de commencer nos activités, nous avons évalué les besoins des populations sur place.

Abu Ahmed**, Syrien originaire d’Idlib, est installé avec sa femme et ses sept enfants dans un camp de la plaine de la Bekaa, au Liban, depuis 2014. De sa tente, on voit les montagnes qui marquent la frontière avec la Syrie.

Toute la famille vit dans ce bidonville aux côtés d’une centaine d’autres réfugiés qui se partagent  une parcelle de terre au milieu des canaux d’irrigations. Abu Ahmed paie 400 dollars par an son bout de terrain au propriétaire libanais qui le lui loue. A cela s’ajoutent les frais d’électricité.

Abu Ahmed devant son abris avec un de ses sept enfants

«Nous sommes passés de tout à rien», résume Abu Ahmed, le regard fatigué. Cet ancien charpentier ne peut pas exercer son métier au Liban, faute de permis de travail. Il pourrait enchaîner les petits boulots non déclarés mais il n’en a plus la force ni physique, ni morale. Alors c’est son fils aîné, âgé de 15 ans, qui prend le relais. Il travaille comme saisonnier dans les exploitations agricoles ou manutentionnaire dans une usine d’aluminium, exposé quotidiennement aux pesticides et autres produits chimiques. La famille vit de ses 30 dollars de revenus hebdomadaires et des aides humanitaires qu’elle touche.

Sur les sept enfants d’Abu Ahmed, trois seulement vont à l’école. «Pourquoi? Parce que l’école est loin, il faut payer le transport, c’est au-dessus de nos moyens», explique-t-il. Pour l’instant, il n’y a dans le camp ni soutien scolaire, ni activités psychosociales pour les enfants. Parents et enfants n’ont rien d’autre à faire que d’accepter de travailler aux champs et d’attendre l’arrivée de jours meilleurs.

A travers ses activités dans la plaine de la Bekaa, Tdh propose une prise en charge des enfants les plus affectés par la crise syrienne, qu’ils soient syriens, libanais ou palestiniens. En collaboration avec un partenaire local***, nos équipes de psychologues et de travailleurs sociaux assurent un suivi individuel psychologique et social pour les enfants les plus vulnérables, proposent des activités d’éducation informelle, récréatives ou sportives et, enfin, sensibilisent les familles à la nécessité de protéger les enfants.

Notre objectif: que les enfants d’Abu Ahmed et des centaines d’autres, au Liban comme en Jordanie, puissent mener leur vie d’enfant comme n’importe quel enfant dans le monde, qu’ils puissent aller à l’école, s’amuser, rire et rêver à un possible futur.

 

*Projet au Liban et en Jordanie, avec les fonds de l’AFD et la participation financière de l’UE. Le présent document a été élaboré avec l’aide financière de l’Union européenne. Les opinions qui y sont exprimées ne doivent en aucun cas être considérées comme reflétant la position officielle de l’Union européenne.

**Le nom a été changé