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24.08.2018 - Actualité

Crise des Rohingyas : le bilan un an après le début

Au Bangladesh, plus de 900’000 réfugiés rohingyas vivent toujours dans des camps surpeuplés et mal équipés pour faire face aux pluies de la mousson. Parmi eux, plus de 50 % sont des enfants. Comment Terre des hommes (Tdh) répond-elle aux trois principaux dangers qui les guettent?

Le 25 août 2017, des violences extrêmes ont éclaté contre la minorité rohingya dans l’État de Rakhine, au Myanmar, incitant des centaines de milliers de personnes à traverser la frontière pour se réfugier à Cox’s Bazar, au Bangladesh. Elles ont ainsi rejoint les réfugiés qui avaient déjà fui les violences durant les dernières décennies. Terre des hommes a immédiatement constitué une équipe d’intervention d’urgence.

Rohingya refugee camp Terre des hommes Bangladesh

Un an plus tard, les réfugiés vivent toujours dans des conditions déplorables. Pour réduire les causes de mortalité comme la propagation de maladies et améliorer leurs conditions de vie, Tdh répond aux trois principaux risques qui guettent les enfants dans les camps.

Risque no1 : la malnutrition

A Tdh staff screening a Rohingya refugee child on malnutrition

Un an après le début de l’intervention, Tdh poursuit ses activités dans le domaine de la nutrition, car plus de 15 % des enfants vivant dans les camps souffrent encore de malnutrition aiguë sévère. Tdh gère sept centres de traitement de la malnutrition dans le camp de Kutupalong grâce auxquels nous avons pu venir en aide à plus de 35’000 enfants de moins de cinq ans et femmes enceintes ou allaitantes. Nous avons formé 140 bénévoles communautaires dans les camps pour qu’ils puissent reconnaître les symptômes et identifier les cas de malnutrition chez les enfants et les mères. Ils les réfèrent ensuite vers les centres de traitement de Tdh, où ils sont suivis et reçoivent les soins de santé appropriés. Les mères allaitantes y sont sensibilisées aux apports nutritionnels dont ont besoin les bébés pour se développer correctement. Les enfants de 6 mois à 5 ans reçoivent des aliments thérapeutiques pour une durée de 10 semaines qui leur fourniront tous les nutriments nécessaires pour retrouver une bonne santé physique.

Risque no2 : la propagation de maladies à cause de la mousson

Rohingya refugee children are made aware on the importance of washing hands to prevent the spread of disease, Terre des hommes

Du fait des glissements de terrain et des inondations provoqués par les pluies de mousson, la qualité de l’eau se dégrade. L’équipe de Tdh a intensifié ses efforts pour traiter les sources d’eau au chlore afin d’assurer l’approvisionnement en eau potable des réfugiés rohingyas et d’atténuer le risque d’épidémies. Par ailleurs, les latrines se remplissent plus rapidement lors de fortes pluies, ce qui renforce le risque de contamination et de maladies diarrhéiques comme le choléra. Pour répondre à ce problème, Tdh a axé ses activités sur la remise en état, l’entretien et la vidange des latrines, ainsi que le démantèlement des installations inadaptées. Nous travaillons en étroite collaboration avec la communauté des réfugiés pour améliorer leurs pratiques en matière d’hygiène. Pour ce faire, nous diffusons des messages de sensibilisation en porte-à-porte ou lors d’événements communautaires, par des pièces de théâtre par exemple. Jusqu’à présent, Tdh a couvert les besoins en eau, assainissement et hygiène de plus de 30’000 réfugiés dans le camp de Kutupalong.

Risque no3 : difficultés à surmonter les expériences traumatisantes

Rohingya refugee children in the Terre des hommes' child friendly space in the camps in Bangladesh.

Tdh a formé environ 1200 employés, bénévoles, membres de la communauté et adolescents aux bonnes pratiques de protection de l’enfance afin de renforcer leurs connaissances et leur capacité à protéger les enfants et les jeunes. Dans nos six espaces destinés aux enfants, qui accueillent chacun environ 500 enfants par jour, notre personnel offre un lieu sûr où ils peuvent bénéficier d’activités psychosociales qui favorisent leur développement émotionnel, leurs facultés motrices et leur créativité. «Ces espaces sont essentiels pour les enfants dans un contexte de crise. Ils leur offrent une véritable chance de se remettre sur pied. C’est vraiment touchant de voir à quel point l’énergie est différente ici et à quel point les enfants sont heureux», explique Nicola Griffiths, coordonnatrice pour la protection de l’enfance de Tdh sur place. «Cela a aussi eu un impact énorme sur les personnes qui travaillent avec les enfants. On a pu voir que les enfants ont en fait beaucoup à nous apprendre sur la résilience, sur certaines capacités et émotions. Nous avons tendance à l’oublier, et c’est bien souvent eux qui nous le rappellent.»

Perspectives : soutien dans les communautés d’accueil

Alors que, dans un premier temps, l’aide humanitaire s’est concentrée sur l’intervention d’urgence pour sauver des vies dans les camps, nous passons progressivement à une approche plus durable destinée à atténuer l’impact de l’afflux de réfugiés sur les communautés bangladaises. C’est pourquoi nous avons ouvert une nouvelle base à Teknaf, où quelque 130’000 réfugiés vivent dans des camps au sein des communautés d’accueil. Nous serons ainsi en mesure d’apporter une aide à la fois aux communautés d’accueil et aux réfugiés grâce à des installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement, à un poste sanitaire et à des activités de protection de l’enfance.

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Crédit photo: © Daimon Xanthopoulos