Urgence Sahel
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30.06.2022 - Actualité

Ukraine : « Le plus dur c’est dans la tête. »

La situation en Ukraine est toujours aussi délicate cependant, Terre des hommes (Tdh) s’efforce d’apporter son aide aux enfants déplacés ainsi qu’à leur famille. Que ce soit dans les pays voisins ayant accueilli un grand nombre de réfugiés comme la Moldavie, la Roumanie et la Hongrie ou au sein même de l’Ukraine, les besoins auxquels il faut apporter une réponse sont variés.

Découvrez différents témoignages vidéo de nos collaborateurs présents au cœur du conflit.

 

Dès le début de la guerre en Ukraine, les équipes Tdh en Moldavie, Hongrie et Roumanie ont lancé une réponse d’urgence en apportant leur soutien dans les centres d’accueil ainsi que dans les gares, là où les enfants et mères en avaient tellement besoin. En Ukraine, la priorité a tout de suite été la sécurité des employés de Terre des hommes travaillant à l’est du pays et dans la capitale Kiev. Pour autant, et ce depuis le mois de mai, Tdh est active à l’ouest du pays. Le but étant d’aider les familles déplacées à l’intérieur des terres.

Dix équipes Tdh pour aider les enfants

Nous avons constitué dix équipes mobiles et stationnaires composées de plusieurs spécialistes de différents domaines comme des travailleurs.euses sociaux.les, des animateurs.trices et des psychologues. Ces équipes se démènent, tout d’abord pour évaluer les besoins de la population locale, en particulier des plus jeunes. Puis, afin d’assurer une réponse pertinente aux divers besoins d’urgence, préalablement identifiés.

Concrètement, quels sont ces besoins et que fait Tdh pour y subvenir ? «Il est très difficile de répondre à toutes les demandes car la situation est chaotique dans le pays. Il y a, bien évidemment, des besoins de nourriture, d’hygiène, d’argent, etc., mais beaucoup de personnes demandent des informations, de l’aide psychologique, de l'aide logistique ou autres. De plus, les déplacés sont constamment en mouvement, ce qui rend difficile, voire impossible, de faire un suivi.», affirme Rehina Chulinina, agent de terrain en protection de l’enfance chez Tdh Ukraine.

Il est vrai que nous assistons à une crise migratoire sans précédent en raison d’une réalité toute particulière ; à savoir que la majorité des Ukrainiens et Ukrainiennes fuyant leur domicile ne se rendront certainement jamais dans un centre d’accueil. «Le flux migratoire est absorbé par des communautés locales, des amis, des familles ou même des inconnus. Il faut aller trouver ces personnes et les aider, on ne peut pas se contenter d’attendre dans les centres d’accueil», explique Arina Cretu, chargée de communication Tdh pour l’Europe et l’Asie.

Les cicatrices invisibles

Au-delà de la mort et des blessures physiques, la guerre laisse d’énormes cicatrices, invisibles à première vue. Des populations entières sont impactées par les traumatismes psychologiques et la souffrance que ceux-ci engendrent. Les conflits et les déplacements forcés atteignent profondément, et parfois irrémédiablement, la santé mentale des enfants. «Nous devons protéger les enfants des horreurs de la guerre et leur garantir un accès à l’aide humanitaire, à l’éducation et aux soins. Il faut aussi investir dans la santé mentale et le bien-être psychologique des enfants. Cela devrait constituer la pierre angulaire des efforts de rétablissement du pays», dit Barbara Hintermann, directrice générale de Tdh.

«Les enfants nous disent que leur maison, leurs amis, leur famille, tout ce qu’ils connaissaient leur manque énormément. Ils veulent que tout s’arrête afin de rentrer chez eux et retourner à l’école», raconte, non sans une certaine émotion, Rehina. Outre les difficultés déjà connues, nos équipes font et feront face, dans le futur, à de nombreux défis dont Arina dresse la liste : «certains déplacés veulent rentrer chez eux malgré le danger, difficile d’avoir accès à toutes les communautés, il y beaucoup de mouvements dans les différentes régions, les écoles vont rouvrir en septembre mais la situation est complexe et beaucoup d’enfants risquent la déscolarisation, il faut déjà commencer à préparer l’hiver prochain et il y a également un élément que les gens ont tendance à oublier ; les enfants qui n’ont pas subi de déplacement et qui vivent dans des régions «sûres» ont tout autant besoin de soutien psychosocial car les alarmes anti-bombardement retentissent en continu, la peur et le peu de perspective future sont omniprésents dans leurs têtes.»

Alors que la guerre se poursuit, une réponse aux besoins urgents des enfants, des jeunes et des familles ainsi qu’un soutien psychologique adapté sont indispensables pour redonner espoir aux générations futures. 

Dans ce contexte, aura lieu cette semaine, l’Ukraine Recovery Conference 2022 à Lugano avec la participation de plusieurs collaborateurs.trices de Terre des hommes. Le 4 et 5 juillet prochain, suivez la conférence en streaming, en cliquant ici. 

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