Binita, 17 ans,
travaille six mois par année dans une briqueterie depuis l'âge de 8 ou 9 ans.

«Aujourd’hui, je me sens surtout plus sûre de moi. Je veux apprendre la couture pour pouvoir exercer ce métier dans mon village et ne plus dépendre de ce travail saisonnier dans la briqueterie.»

Binita (nom changé), 17 ans, vit avec son père malade et son jeune frère dans une hutte de la briqueterie de Jhyauli à Katmandu au Népal

«Cela fait depuis l’âge de huit ou neuf ans que nous venons en famille pour travailler durant les six mois d’hiver. J’ai dû arrêter l’école en 4ème année, car je n’arrivais pas à rattraper mon retard scolaire à mon retour au village.

Ici, je fabrique entre 700 et 800 briques par jour et je reçois une roupie (1 centime) par brique moulée. J’espère pouvoir financer la reconstruction de notre maison détruite par le tremblement de terre.

Je participe au club d’enfants de la briqueterie et j’y ai appris que j’avais des droits qui doivent être respectés. J’ai aussi pu me faire soigner dans la clinique mobile. La travailleuse sociale nous a aussi informés sur la santé sexuelle et l’hygiène.

Des toilettes ont été construites, ce qui me simplifie grandement la vie. Nous avons aussi accès à de l’eau potable depuis l’installation de filtres. Mon frère, 13 ans, peut se rendre dans le centre d’éducation informelle durant quatre heures par jour.

Aujourd’hui, je me sens surtout plus sûre de moi. Je veux apprendre la couture pour pouvoir exercer ce métier dans mon village et ne plus dépendre de ce travail saisonnier.»

Crédit photo: © Terre des hommes / Joseph Donald