Masoud, 9 ans,
peut jouer avec d’autres enfants dans le centre de Terre des hommes.

Dans l’espace protégé créé par Terre des hommes, les enfants peuvent jouer et n’ont plus à se soucier de gagner de l’argent pour leur famille.

Le 3 septembre 2016, un membre de l'équipe de protection de l'enfance de Tdh à Tikrit (Irak) a remarqué un enfant qui récupérait des câbles électriques brisés. Masoud*, 9 ans, travaille comme collecteur de boîtes de conserve vides pour subvenir aux besoins de sa famille. Il est payé 30 centimes par boîte.

Marwa*, travailleuse sociale de Tdh, a rendu visite à la famille de Masoud pour discuter avec eux. Mais elle a de la peine à leur faire comprendre leur intérêt dans l'arrêt du travail de Masoud. Les négociations sont compliquées. La mère de Masoud se demande comment ils pourront vivre sans les apports de son travail. Marwa leur explique les risques qu'encourt Masoud s’il reste dans la rue à travailler: recrutement par les milices, abus, danger pour sa santé... Tant et si bien que Marwa réussit à convaincre la famille.

Le 7 septembre, Masoud visite l’espace protégé pour enfants de Tdh pour la première fois. Nous y organisons des activités récréatives et éducatives. Cela lui plait et il s’y fait de nouveaux amis. Depuis, il vient tous les deux jours et peut dessiner, chanter et faire du sport avec nos animateurs. Nous lui donnons aussi des cours d’arabe, de maths et d’anglais. Durant ce temps, il redevient un enfant et n’a plus à se soucier de gagner de l’argent pour sa famille. Ces activités lui apportent un soutien psychologique et lui permettent de se détacher des problèmes familiaux.

Le 1er octobre, Marwa a fait face à un autre défi de la part du directeur de l'école publique qui refusait de l'accepter comme nouvel élève. L’enregistrement des enfants déplacés est difficile, car les écoles sont déjà saturées et n’ont pas de structures spécialisées dans l’accueil d’enfants déscolarisés. Après l'insistance de l'équipe de Tdh, le directeur a finalement inscrit Masoud.

Peu après, Masoud a débuté les cours et a appris écrire son nom. Ses enseignants le décrivent déjà comme un bon élève. Entretemps, son père a retrouvé un travail qui lui permet de subvenir aux besoins de toute la famille.

*Noms d'emprunt

Crédit photo: © Tdh/Peter Kaeser