Réintégration des enfants vivant dans des institutions et garde alternative

Terre des hommes réintègre les enfants au sein de leurs familles ou leur propose un cadre alternatif. Ceci permet d’éviter aux enfants d’être placés dans des institutions gérées par le gouvernement, une pratique qui ne respecte pas l’intérêt supérieur de l’enfant.

Nous empêchons que les enfants soient séparés sans raison suffisante de leur famille et de leur communauté. Nous donnons au gouvernement les moyens de réformer la procédure et d'accélérer la sortie des enfants des institutions appelées écoles de formation. Pour cela, nos équipes permettent aux enfants de se réinsérer durablement dans leur famille et, lorsque ce n’est pas possible, organisent une protection de qualité pour les enfants, conformément aux meilleures pratiques internationales.

 

Une vie dans les rues

Au Myanmar, un grand nombre d’enfants, certains dès l’âge de six ans, doivent quitter leur domicile ou sont séparés de leur famille et vivent dans la rue. Ils sont contraints de vendre des fleurs, de travailler dans les salons de thé, de collecter les déchets ou de mendier pour vivre. En plus de la difficulté de vivre seuls et de subvenir à leurs besoins, les enfants peuvent subir des violences physiques et être exploités sexuellement.

 

Les centres de formation

Les centres de formation sont pour la plupart des orphelinats ou des résidences administrées par l’Etat qui accueillent des orphelins, des enfants des rues qui ont été recueillis par les autorités et placés en détention jusqu’à ce qu’un tuteur se manifeste, ainsi que des enfants en conflit avec la loi en attente de leur procès. Les enfants y séjournent seuls, séparés de leur famille. Les centres sont souvent mal équipés et pas adaptés aux enfants.

 

Réintégration et structures alternatives

Ce projet a pour objectif d’identifier et de mettre en œuvre différentes approches de garde et de prise en charge des enfants qui ne bénéficient pas d’un environnement propice à leur développement. Nous réintégrons les enfants placés dans des institutions gérées par le gouvernement au sein de leurs familles et prévenons cette pratique institutionnelle. Si la réintégration ne peut être menée à bien, soit parce que l'environnement familial n’est pas adapté aux besoins de l’enfant, soit parce qu'il n’a pas été possible de retrouver sa famille, Tdh se charge de trouver la meilleure solution alternative possible, comme une famille d'accueil, la garde partagée ou des options de logements indépendants, sous supervision, pour les enfants plus âgés.

 

 

Réunir les enfants et leurs familles

Pour réintégrer les enfants au sein de leur famille ou de leur communauté, nos équipes parviennent à retrouver le lieu d’origine des enfants en recueillant des indices lors de discussions de groupe, à travers des dessins des enfants et grâce à des entretiens individuels. Lorsque la famille d’un enfant est retrouvée, nos experts essaient ensuite de les réunir. Les plus jeunes sont rescolarisés grâce à une aide permettant aux parents de payer les frais de scolarité et le matériel. Les enfants de plus de 14 ans peuvent suivre une formation professionnelle. Nous soutenons également les familles avec de petits emprunts pour créer une entreprise, des opportunités d’emploi ou financer la garde des enfants. En ce qui concerne les enfants en conflit avec la loi, Tdh assiste les familles ainsi que les enfants aux niveaux administratif et légal.

 

Depuis 2015 et grâce à un réseau croissant de familles hôtes, Tdh et le gouvernement travaillent main dans la main afin de trouver une solution alternative pour les orphelins et les enfants dont la situation familiale ne permet pas une réintégration. Nous travaillons dans 90 communes des 14 états et régions du Myanmar. Cette collaboration est également une opportunité pour les travailleurs sociaux de développer leurs compétences au travers de formations continues et de tutorats sur les bonnes pratiques.

 

Wai Yan était interné dans un 'centre d'entraînement' fermé. Après reunification avec sa famille, il peut maintenant être pompier-volontaire.

Wai Yan, aime jouer au foot

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