COVID-19
La pandémie menace les familles vulnérables.
25.11.2015 - Revue de presse

Petites Népalaises à vendre

Elles sont inséparables, Pinky et Manju. La première rêve d’une carrière de chanteuse, la seconde se verrait infirmière. Mais pour l’heure, l’une vend des épices et l’autre des chaussettes, toujours côte à côte, que ce soit sur un marché officiel ou à la sauvette dans les rues de Katmandou.

«Nous nous sommes connues il y a quatre ans, en travaillant dans deux petits restaurants voisins à Thamel, le quartier touristique. J’avais 14 ans et elle 13», raconte Pinky. «Des restaurants mal famés, comme il y en a tant dans cette zone commerciale. Les clients, éméchés, ont les mains baladeuses. Ils vous touchent partout, même les parties intimes, devant tout le monde… Et pas question de protester, il faut les inciter à boire. C’est tellement humiliant. Au bout de deux ans, je n’en pouvais plus. J’ai décroché. Puis j’ai convaincu Manju de me suivre.» Faute de quoi, comme d’autres, elles auraient glissé dans la prostitution.

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