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La pandémie menace les familles vulnérables.
04.11.2015 - Revue de presse

«La Suisse doit trouver des solutions sur le long terme pour les enfants migrants»

Jusqu’à fin septembre, 1529 enfants et adolescents ont déposé une demande d’asile en Suisse. Ces mineurs, qui viennent en majorité d’Erythrée, sont toujours plus nombreux. A titre de comparaison, ils étaient 794 en 2014. L’Alliance pour les droits des enfants migrants (ADEM), qui regroupe la Fondation Terre des Hommes, la Fondation Suisse du Service Social International et l’Institut international des droits de l’enfant, organise mercredi à Berne un colloque sur le sujet. Elle demande que des standards minimaux règlent l’accueil de ces mineurs non accompagnés dans notre pays.

Fouzia Rossier, responsable de la défense des droits de l’enfant en Suisse chez Terre des hommes, répond à nos questions.

Quelles sont vos exigences concrètes pour ces mineurs?
Aujourd’hui, notre société les voit comme des migrants, alors qu’ils sont d’abord des enfants. Et tout mineur, quel que soit son statut, a droit à une chambre séparée de celle des adultes pour éviter les abus, à des vêtements chauds en hiver, à un encadrement avec suffisamment d’éducateurs, à des loisirs, à des soins, y compris psychologiques s’il a été traumatisé, à une formation et à des perspectives professionnelles. Ces enfants ne demandent pas la lune. Pourtant, ces conditions ne sont pas toujours réunies en Suisse et le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a constaté des manquements. Pour un pays riche comme le nôtre, c’est un vrai scandale. Chacun devrait se demander ce qu’il souhaite pour ses propres enfants.

 

Lisez l'entretien entier ici.

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