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20.12.2019 - Revue de presse

Au terme d’une année de crise, Terre des hommes renouvelle sa direction

LAUSANNE L’organisation d’aide à l’enfance a nommé, pour la première fois, une femme à sa direction

Cela pourrait être l’épilogue d’une mauvaise histoire. L’année a en effet été terrible pour Terre des hommes, dont le siège lausannois a dû faire l’objet d’une vaste restructuration en mai dernier. Une mesure urgente prise après la découverte d’un trou de quelque 14 millions dans ses finances. Mais la crise semble passée et l’organisation d’aide à l’enfance a annoncé jeudi la nomination d’une nouvelle directrice générale, qui prendra pleinement ses fonctions au printemps prochain. 

Barbara Hintermann, 57 ans, est celle que le Conseil de fondation a choisie au terme d’un processus de recrutement initié en octobre. Quadrilingue, cette mère de famille est au bénéfice d’une longue expérience dans le domaine de l’humanitaire. Elle a notamment oeuvré dans la recherche de fonds pour l’Unicef et passé près de vingt ans au Comité international de la Croix-Rouge, à la fois sur le terrain et à des postes de direction. C’est à la direction de la fondation Initiatives et Changement Suisse qu’elle travaille actuellement.

«Beaucoup a déjà été fait ces derniers mois, mais la consolidation va être une de mes priorités, annonce la nouvelle directrice générale, qui collaborera partiellement dès la rentrée de janvier. Il faudra aussi reconstruire la confiance à l’interne.» C’est que l’expansion de Terre des hommes, voulue par la direction précédente, n’avait pas trouvé son financement. Découvrant le gouffre en début d’année, le Conseil de fondation a dû se résoudre à des coupes drastiques au siège lausannois. Une soixantaine d’employés, avec les départs volontaires, a été priée de faire ses cartons.

La situation avait débouché sur la mise à pied du directeur général, Vito Angelillo, remplacé par un gestionnaire pour une durée déterminée. «Antoine Petibon a redressé la situation au point que nous voyons où nous allons jusqu’à la fin de 2020, et cela va bien aller», commente Félix Bollmann, vice-président du Conseil de fondation. Autrement dit, les finances se rétablissent et le budget de l’an prochain devrait être équilibré.

La mauvaise fortune ne semble ainsi pas avoir entaché la confiance des bailleurs de fonds de l’organisation. «Nos donateurs ont été touchés par nos difficultés et nous ont remarquablement soutenus», confirme la porte-parole, Ivana Goretta. Reste, malgré tout, un dégât d’image que Barbara Hintermann entend clarifier: «Je me réjouis de participer au rayonnement de cette belle organisation en renforçant son image grâce aux actions sur le terrain.» Celles-ci n’ont d’ailleurs pas été interrompues par la crise du printemps dernier.

Lire l'article d'Alain Détraz dans 24heures 

 

 

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