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31.07.2013 - Actualité

Burundi : l’accompagnement des mineurs face à la justice

Depuis le mois d’avril 2013, les enfants en conflit avec la loi au Burundi sont assurés d’être assistés par un avocat − ou toute personne ayant des connaissances adéquates en matière de justice juvénile − durant leur interrogatoire. Sa présence doit garantir la conformité de la procédure et permettre de rassurer le mineur qui peut se sentir intimidé face à un policier.

Ce nouveau Code de Procédure est un progrès considérable dans la protection des mineurs durant leur face-à-face avec les autorités. Mais il reste désormais à en faire une réalité sur le terrain.

Passer de la théorie à la pratique

Sa mise en place constitue un défi au vu de la situation actuelle de la justice juvénile dans cet Etat parmi les plus pauvres du monde. Les conditions dans lesquelles se déroulent les interrogatoires sont loin d’être idéales. Les entrevues se déroulent le plus souvent au milieu du commissariat, à portée de toutes les oreilles, ce qui ne garantit aucune confidentialité. En outre, il n’est pas rare que face à l’autorité d’un adulte, le mineur interrogé se sente si intimidé qu’il n’ose pas protester ou se défendre. Parfois, l’enfant ne connait même pas la raison de sa présence au commissariat.

Terre des hommes a donc décidé de soutenir le Ministère de la Justice et le Ministère de la Sécurité dans leurs efforts pour améliorer la situation sur le terrain. Depuis juin 2013, la Fondation participe à la formation de plus de 100 travailleurs sociaux et d’une dizaine d’avocats. Cette action doit permettre d’améliorer la coopération entre les travailleurs sociaux, les avocats et les magistrats et pallier au manque de compétences dans le domaine de la justice juvénile.

Parallèlement, Tdh s’active à combler le manque de moyens matériels et humains et plaide pour que les parents puissent être présents lors de l’ensemble des procédures judiciaires. Ils peuvent ainsi apporter à leur enfant un soutien affectif, lui fournir de la nourriture et l’aider à interagir avec les autorités (la parole d’un adulte ayant bien plus de poids auprès des Officiers de Police Judicaire que celle d’un mineur).

Pour une justice juvénile respectueuse des droits de l’enfant

Pour que l’intérêt supérieur de l’enfant soit respecté, Tdh continue à s’investir dans l’amélioration de la justice juvénile au Burundi. En 2012, nos actions ont permis la formation de 300 professionnels dans ce domaine et une diminution de 65% du nombre d’enfants incarcérés dans les trois principales prisons du pays.

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