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04.09.2018 - Communiqués de presse

Crise au Venezuela : exploitation et trafic d’enfants sur la frontière colombienne

Des milliers de familles et d’enfants fuient le Venezuela, poussés dans les pays voisins par une crise sans précédent. 1 million de Vénézuéliens tenteraient de s’installer en ce moment en Colombie. Une mission exploratoire menée par l’organisation d’aide à l’enfance Terre des hommes sur la frontière colombienne confirme des cas alarmants d’exploitation et des pratiques de « location d’enfants ».

La crise politique, sociale et économique qui ravage le Venezuela pousse des dizaines de milliers de personnes chaque jour hors du pays. Si 462'000 d’entre elles sont officiellement enregistrées en Colombie, les acteurs présents dans la région parlent d’un million de réfugiés, dont un grand nombre vivent dans des conditions de précarité extrême. D’ici la fin de l’année, un tiers de la population du Venezuela aura quitté le pays. C’est l’une des plus importantes crises migratoires d’Amérique du Sud.

Terre des hommes (Tdh) a recueilli cet été les témoignages de 900 personnes à la frontière colombienne, dans la zone de contact de Cúcuta. Le constat est préoccupant, en particulier pour les enfants. Certains adolescents quittent seuls leur pays d’origine avec l'accord de leurs parents, dans une logique de survie. « Selon les témoignages qui nous parviennent, les parents au Venezuela voient leurs enfants mourir de faim ou de maladie. Certains préfèrent prendre le risque de les confier et les envoyer au loin, plutôt que de les laisser mourir sur place », explique Daniel Calzada, chef de délégation à Bogota.

Ces enfants vénézuéliens représentent une cible facile. Ils servent de petites mains sur certains trafics locaux. Des activités de vente ambulante, de racket, de mendicité et d’exploitation sexuelle sont visibles le long de la frontière. Dans les zones plus reculées, les adolescents peuvent alimenter des filières de recrutement pour des groupes armés illégaux.

« La situation des enfants est alarmante. Ils sont souvent obligés de travailler, parfois dès l’âge de six ans. Stigmatisés, ils courent un risque élevé de subir des violences sexuelles. Ils n’ont accès ni à l’école ni à un logement digne. Il existe des cas de trafic, de vente et même de location d’enfants à des fins d’exploitation. Beaucoup de mères craignent que leurs filles tombent dans des réseaux de prostitution », témoigne Marion Prats, spécialiste en protection de l’enfance dans les crises humanitaires, de retour de Colombie.

Malgré la gravité du contexte et l’ampleur des besoins, peu d’organisations sont présentes sur le terrain. « Les besoins sont énormes et la réponse humanitaire est quasi inexistante. Les gens, surtout les enfants, manquent de tout », s’alarme Marion Prats. Lors d’une mission exploratoire, Tdh a cerné les besoins de première nécessité et de soutien psychosocial des enfants sur la zone de contact entre la Colombie et le Venezuela. Un appel vient d’être lancé auprès des bailleurs afin de récolter les fonds nécessaires à une intervention d’urgence.

© Marion Prats